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Forum Régional sur la problematique de l’éducation de la jeune fille au Sud-Ouest

La 5èmun édition de forum régional s’est tenue les 22,23, 24 février à Gaoua

2018 sur le thème:  » Problématique de l’éducation des filles du Sud-ouest : Quelles perspectives ? Activités soutenues par l’ONG JMPF.

L’objectif de ce forum est de mobiliser les acteurs régionaux sur la nécessité d’investir dans l’éducation de la jeune fille.

AU programme: Cross populaire suivi d’aérobie, un match de football féminin, panel, exposition vente, kermesse, arts culinaires, défilé de mode (coiffure, couture),  kits d’installation jeunes filles, soirée dansante.

 

          

 

Forum régionl des femmes dans la région du Sud- Ouest

L’Association pour la Promotion Féminine de Gaoua a entamé l’année 2017 par les activités suivantes:

– Le bilan des activités de l’année écoulée
– La tenue du forum régional (quatrième édition)  des femmes sur le thème: femme rurale et sécurité alimentaire, cas de la région du Sud-ouest. cette activité a été soutenue par le Fond Mondial pour les Femmes (GFW)

Ce fut une  rencontre de réflexion et d’échanges pour toutes ces femmes venues des différentes régions ainsi que celles  des pays voisins comme la Cote-Ivoire, le Ghana et le Sénégal avec comme marraine Mme le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement qui a été représentée par sa conseillère technique Mme HIEN né ZERBO.

 

le forum, un programme qui magnifie les femmes battantes à travers un prix dénommé BODANE. Des femmes issues des associations, des femmes entreprenantes qui servent de modèle, des productrices et transformatrices.

A cette occasion, 30 jeunes filles en fin de formation professionnelle ont reçu des kits d’installation couture , coiffure, tissage  et 20 femmes battantes ont reçu des primes d’encouragement avec le soutien financier de  l’Association pour un Monde Meilleurs (ASW) et par l’ONATEL/SA à travers son prix Baramousso.

 

 

L’exposition vente des produits a été déterminante pour les femmes. Des articles divers exposés. Le forum a connu la participation de 90 panélistes, 20 exposantes et plus de 380 personnes qui ont visité et ont fait des achats.

 

Bilan annuel des activité 2016 de l’APFG

Février deux mille dix-sept s’est tenu  le bilan annuel des activités menées par l’APFG en 2016.

1- Faits marquants: l’APFG depuis 2004 a amené les exciseuses à déposer les couteaux au musée de Poni de Gaoua. Ainsi, chaque année, les ex-exciseuses organisent des journées de réjouissance dans les villages où les fillettes et leurs mamans et la communauté font la fête. A cette occasion, un repas copieux composé d’œufs, viande de poulets est offert aux filles non excisées. Les mamans reçoivent des bénédictions.

Des ex-exciseuses, fières de se poser avec les petites filles non exciseuse et qui sont épanouies.

 

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2- Épanouissement Sociale:Plus de mille femmes et jeunes filles ont été formées dans divers thèmes.

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3- Activités Economiques:Une unité de production de farine enrichie pour les enfants de 06 mois à 05 ans  et une unité de tissage en Faso danfanni vu ce jour.

4- Activités Environnementales: Reboisement et maraîcher-culture faites par les filles du centre de Formation Professionnelle << Camille Kambou>> de l’APFG.

5- nos remerciements aux partenaire: JMPF, FAO, GFW, UV, ONATEL/SA, la Caixa, CIM-Burkina pour leur souient financier et matériel.

6- Activités des Associations Autogérées

les associations auto gérées se sont illustrées par la bonne gestion des leurs activités génératrices de revenus. Elles ont fait leur bilan annuel en présence de leurs époux et communauté où elles ont reçu beaucoup d’encouragement.

 

Formation sur les beignets

Afin de valoriser  et de diversifier nos produits locaux, une formation des femmes à une nouvelle technique de beignets enrichis à base de niebé (haricot) s’est tenue à l’APFG en décembre 2015 .

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Lavage du niébé (haricot)                                production des beignets

Jardin nutritif de FAO

L’APFG, en partenariat  a implanté des jardins nutritifs au bénéfice des associations auto gérées et les associations des handicapés  dans les provinces du Poni e du Boumbiel du Sud-ouest, grâce au soutien de la FAO.

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les matériels                                                       protection des espaces verts

 

FORUM 2016

L’APFG a entamé l’année 2016 par le bilan des activités de l’année écoulée, suivi de la tenue  de la 3ème édition du Prix Bôdane, de  Février à juillet.

Au programme:

  • le  forum thème »LA PARTICIPATION DES FEMMES AU SEIN DES INSTITUTIONS RURALES »
  • La foire, art-culinaire, soirée culturelle concours: chansons en cœur, danse traditionnelle,  coiffure, couture, défiler de mode
  • concours Miss Ronde sous le thème: « Zéro grossesse en milieu scolaire« .
  • Conférence sur le mariage forcé/précoce
  • Théâtre

la 3ème édition a connu la participation au forum de Plus de cent cinquante  (150) femmes leaders venues des villages, région du Burkiana Faso et pays amis tels que  Bouna en Côte d’Ivoire, Tambacounda  au Sénégal. scolaire« .

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exposition ventes des productions des femmes

IMG_3464 La Miss

2èm édition du prix baramousso 2016

L’APFG a participé à la 2ème édition du Prix Baramousso 2016, organisée par la compagnie de téléphonie ONATEL-SA. Elle a remporté le 1er prix sur les  quatre-vingt-huit (88) associations concourantes.

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Remise trophée Baramousso à l’APFG par le Ministre de la

Promotion de la Femme de l’Action Sociale en présence du DG de l’ONATEL/SA

 

 

L’entrepreneuriat féminin et l’insertion socioprofessionnelle en marche.

 

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Une cérémonie de remise de kits d’installation aux femmes leaders et aux jeunes filles a été organisée le 21 octobre 2015 par l’Association pour la Promotion Féminine de Gaoua (APFG) en partenariat avec la « CAÏXA » et l’Université de Valence en Espagne.  Etaient présentes les autorités administratives et coutumières de la région du  Sud-Ouest. A l’occasion vingt (20) femmes ont reçu des attestations de reconnaissance et matériaux divers pour leurs Activités Génératrices de Revenus (AGR) dont l’élevage de volaille et des caprins, la production et la transformation des céréales (mil, soja, niébé…), du souchet et pour les cultures de contre saison. Dix (10) jeunes filles en fin de session de formation du centre de formation professionnelle «Camille Kambou» ont elles reçu, en plus des titres de reconnaissance, des équipements d’installation  permettant leur insertion socioprofessionnelle marquant le début de leur carrière entrepreneuriale dans les domaines de la coupe couture, la coiffure, la broderie, la teinture…

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Le Gouverneur remettant l’attestation               La photo de clôture

et un couple de moutons

 

ENQUETE SUR LA PRATIQUE DU MARIAGE FORCE/PRECOCE : Rapport final

ENQUETE SUR LA PRATIQUE DU MARIAGE FORCE/PRECOCE DANS la région du sud-ouest/gaoua

Le mariage est un fait de société relevant d’une pratique ancestrale. En plus du fait qu’il scelle des liens entre deux individus, dans la conception du droit moderne, il apparaît comme un contrat civil, solennel par lequel l’homme et la femme s’unissent en vue de vivre en commun, de se prêter mutuellement secours et assistance. Dans la société traditionnelle, le mariage est conçu comme une union entre deux familles si bien qu’il est moins l’affaire d’un couple que l’alliance de deux lignages, de deux familles, de deux villages dont l’intérêt du groupe prime sur l’intérêt individuel.  Face au modernisme, il se pose alors un problème de l’application effective du Code des Personnes et de la Famille(CPF) dans le contexte Burkinabé, réglementant le mariage à l’opposé de certaines coutumes, traditions et mentalités. Le mariage est le socle de la cellule familiale et comporte alors des garde-fous et est réglementé par le droit civil, la religion et la tradition/coutume.

La conception du mariage dans les communautés vivant au Sud-Ouest est particulière, dû au fait que le type de fonctionnement de cette société est basée sur les relations de lignage matriclan qui fait du mariage un outil de pérennisation de la cellule familiale et d’accomplissement du devoir de la paternité. Dans ce processus de mariage, l’avis de la  femme importe peu. Elle  joue un rôle de domestique ou d’aide  familiale et à tout subir, ou alors elle est l’objet d’un don dans les relations matrimoniales.

La présente enquête relative à la pratique du mariage forcé/précoce dans la région du sud-ouest organisée par l’Association pour la Promotion  Féminine de Gaoua (APFG)avec le soutien et l’appui financier du partenaire  Global Fund for Women’’’’, a pour but d’appréhender les principales causes liées à l’existence et à la résistance de cette pratique et de contribuer à l’abandon total de ce fléau dans la région du sud-ouest.

En rappel, l’APFG a mené une enquête sur la promotion à l’abandon des mutilations génitales féminines.

Les raisons objectives de cette enquête s’inscrivent dans le processus d’exécution du programme d’activités de l’APFG à travers son combat quotidien et inlassable contre les violences faites aux femmes et la lutte contre l’analphabétisme, la pauvreté, les pratiques néfastes telles le lévirat, l’excision,…..qui enfreignent  l’épanouissement et  la liberté des femmes en général et celles du Sud-Ouest en particulier.

Cette enquête a pour objectifs spécifiques de :

  • Identifier les causes et les fondements liés à l’existence et à la  persistance de la pratique du mariage forcé/précoce dans la région du Sud- Ouest ;
  • Mettre en place des mécanismes appropriés de lutte et de conscientisation des populations surtout celles rurales;
  • Mettre à la disposition des autorités et des acteurs de développement des données fiables sur le mariage forcé et /précoce dans la région du sud-ouest.
  • Faire des propositions et des recommandations de lutte contre la pratique.

Afin d’atteindre les objectifs visés, une des  méthodes  utilisée est l’approche participative. Il s’agit  des entretiens directs individuels et des focus groupes selon les tranches d’âge et le genre. L’approche a porté sur un échantillon de quarante (40)  personnes par village à raison de deux (02) villages par commune. Elle a privilégié les entretiens à partir d’un giude avec les leaders communautaires des villages, quelques  femmes victimes de la pratique et a pris en compte toutes les couches socioprofessionnelles à travers la collecte de données pour recueillir les raisons probables de l’existence de pratique et les stratégies appropriées de lutte dans les  communes  de  la région.

L’interprétation et  l’analyse des données  de l’enquête, révèlent  que la persistance de ce fléau est due au fait que cette pratique existe par ignorance des acteurs et l’insuffisance des sensibilisations. A cela s’ajoute l’analphabétisme des populations, le poids de la tradition, la pauvreté des ménages et le manque d’ouverture d’esprit des victimes, et la faible implication de l’Etat dans la lutte.

Avec l’évolution des mentalités et les efforts de scolarisation des enfants, malgré les sensibilisations, la pratique persiste encore dans certaines localités surtout rurales  mais de manières clandestines favorisées par la proximité des pays frontaliers de la Côte d’ Ivoire et du Ghana.

Les raisons principales de la persistance de la pratique sont multiformes et tiennent essentiellement sur deux raisons  fondamentales à savoir :

  • Le poids de la tradition et des coutumes ;
  • La pauvreté, l’ignorance et l’analphabétisme des populations.

Les conséquences néfastes de cette pratique sont connues de la majorité des enquêtés qui à travers leurs suggestions prônent pour  l’usage des méthodes centrées sur une large sensibilisation des populations, la promotion et la vulgarisation du code des personnes et de la famille (CPF) du Burkina.

Quant à l’appréciation des stratégies actuelles de lutte contre la pratique, la majorité des enquêtés estime qu’elles sont inefficaces voire inexistantes et qu’il faille les renforcer par la mise en place de comités national et locaux  de veille de lutte contre la pratique.

Des recommandations faites préconisent de nouvelles stratégies pour mieux agir sur le mental des populations, sur leurs habitudes car le fossé entre les textes juridiques et la pratique est grand.

A cela s’ajoute l’interpellation de l’Etat à s’impliquer davantage et de façon plus concrète et efficiente dans la lutte contre la pratique des mariages forcés ou précoces par :

-l’organisation des campagnes de Sensibilisation  et de formation des leaders d’opinion, des responsables coutumiers et de la société civile sur les effets néfastes du mariage précoce et forcé, par des conférences débats, colloques, ateliers  de manière déconcentrée.

– La création d’un comité national et local de lutte contre le mariage précoce et forcé en vue d’obtenir une coalition des associations et ONG œuvrant dans le même sens car c’est ensemble qu’il faut lutter contre ce fléau. Pour ce faire, une collaboration plus étroite entre ces acteurs et les autorités compétentes s’avère indispensable.

Bonne fête à toutes les femmes

A l’occasion de journée de la femme, l’APFG souhaite une bonne fête à toutes les femmes de Gaoua, du Burkina Faso et du monde !