Excision/santé femme

I Excision : Les solutions alternatives à la pratique

LES REALITES DE L’EXCISION DANS LE SUD-OUEST DU BURKINA

INTRODUCTION GENERALE

Les mutilations génitales féminines constituent une des pratiques ancestrales répandues au Burkina Faso et demeurent un problème de santé publique. Vue  l’importance et la gravité du fléau, les autorités administratives et politiques en ont fait une préoccupation à travers le Comité National de Lutte contre la pratique de l’Excision (CNLPE) et le Programme National de Lutte contre la pratique. Depuis 1990, les autorités politiques, religieuses, coutumières, les associations et surtout des associations de femmes et autres  mouvements de droits de l’homme et des groupes socioprofessionnels se sont engagés à travers des actions multiples dans la lutte pour l’abandon de la pratique. En 1996, malgré l’adoption et l’application de la loi réprimant la pratique, des études ont révélé qu’il ya une tendance à la baisse du taux (45%) de prévalence de la pratique mais qu’elle demeure,  se poursuit dans la clandestinité et connaît des mutations diverses d’une localité à une autre.

Elle connait une persistance déconcertante particulièrement en milieu rural dans nombreux villages la région du Sud-ouest où des « poches » de résistance contre l’abandon total de la pratique sont visibles. Des bébés, des fillettes, des femmes subissent toujours cette pratique néfaste à leur santé.

Fort de ce constat, l’Association pour la Promotion Féminine de Gaoua (APFG), depuis sa création en 1992 a entrepris de larges campagnes de sensibilisation sur les pratiques néfastes à la santé de la femme en général, de la petite fille en particulier et a fait  de la lutte contre la pratique de l’excision son cheval de batail. Les résultats auxquels elle est  parvenue  dans la lutte contre la pratique de l’excision dans la province du Poni sont entre autre:

Les solutions alternatives

      la reconversion de plus de trente trois (33) exciseuses dans la province du Poni ;

       le dépôt des couteaux au musée  de Gaoua par les ex-exciseuses en 2004 ;

      La création d’une association dénommée «  Si Farès Kala » qui veut dire en lobiri «  l’abandon des couteaux »…..

 

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Ces ex-exciseuse est fière de se présenter avec les filles non excisées

Les campagnes de plaidoyer avec les autorités sur  La santé de la reproduction

des jeunes filles et des femmes

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