La formation professionnelle des jeunes filles: les prémices à l’autonomie.

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Quarante (40) jeunes filles de-scolarisées et non scolarisées du centre de formation professionnelle « Camille Kambou » ont été présentées aux examens de fin d’année scolaire 2014-2015. Et 66,55% a été le taux de réussite au CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) pour cette année scolaire. Les jeunes filles en fin de formation et ayant réalisé avec succès leur stage pratique, recevront des kits d’installation pour leur insertion socio-professionnelle. Cependant celles, en cours de formation, sont de nouveau en route pour la rentrée scolaire 2015-2016 débutée au mois d’octobre.

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APFG, un carrefour du donner et du recevoir avec les femmes

L’Association pour la Promotion Féminine de Gaoua (APFG) a organisé, du 29 septembre au 01 octobre 2015, une session de formation de ses membres sur les thèmes:

  • Les itinéraires techniques de productions des différentes spéculations produites par ces femmes,
  • Le foncier rural et les conditions d’octroi de titres d’occupation des terres.

Cela, afin d’améliorer leurs productions et partant de là leurs conditions de vie. Ces femmes du milieu rural ont bénéficié de ces sessions de formations grâce à l’accompagnement du Fonds Mondial pour les Femmes (Global Fund For Women).
– Des travaux de groupes : Cadre d’échanges des savoirs et savoirs faire en techniques de production agricole des paires éducatrices. Il a été aussi question des préparatifs pour les récoltes et le démarrage des activités de culture de contre saison.

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      Travaux de groupe                      Restitution en plénière                   Apport du technicien

Le parrainage : une assurance de la réussite scolaire des enfants

Pour cette rentrée scolaire 2015-2016, des fournitures scolaires et des frais de scolarité ont été distribués à plus de 200 élèves de la région du Sud-Ouest/ Gaoua par l’Association pour la Promotion Féminine de Gaoua (APFG) grâce à l’appui des partenaires tels que CIM en Espagne et l’Association les Bissans (en langue lobiri « Les enfants ») en France. Ce parrainage de l’enfant commence à l’école Primaire et s’étend jusqu’au Supérieur.

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    Chaque maman derrière son enfant                      Réception des fournitures par les élèves 

Reboisement et sensibilisation sur la préservation des espaces verts et les produits forestiers non ligneux

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   Séance de sensibilisation dans                                  Cérémonie de réjouissance 

   un espace vert composé de karité.                           et de contemplation de la forêt.

Eduquer les populations à travers des causeries et séances d’animation et ce, depuis le niveau local sur les méthodes et techniques  de sauvegarde des espaces verts et des espèces forestières non ligneuses: telle, une action de l’APFG afin de contribuer à la préservation de l’environnement. En effet, les espaces verts sont d’un grand intérêt pour les communautés car ce sont pour eux des lieux d’épuration des poumons, de contemplation, de recueillement, d’organisation de cérémonies de réjouissance, d’éducation et partant aussi la préservation de la bio-diversité végétative.

Parmi ces espèces, nous avons le karité (fruit comestible et noix destinés à la production du beurre de karité), le néré (grains transformés en soumbala), le moringa (espèce totalement utile), le baobab (feuilles et fruits comestibles)…Toutes les espèces préservées incarnent bien d’autres vertus. Ces activités de sensibilisation sont réalisées concomitamment avec des campagnes de reboisement qui ont lieu chaque année, de juillet à septembre, période de forte pluviométrie dans la région du Sud-Ouest du Burkina Faso. Pour cette campagne de 2015, plus de 6000 plants ont été mis en terre et des ressources humaines mobilisées pour l’entretien.

Octroi des crédits aux femmes : la solution pour l’entrepreneuriat féminin

Il existe deux types de crédit solidaire: le crédit individuel et le crédit collectif. Ces crédits dont bénéficient les femmes sont pour la plupart destinés au financement de leurs Activités Génératrices de Revenus(AGR), gage de la promotion de l’entrepreneuriat et partant de là l’amélioration des conditions de vie des femmes au Sud-Ouest à Gaoua. Un bilan à mi parcours  de l’année 2015 dénombre 1479 femmes bénéficiaires accompagnées par l’APFG.  

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    Préparation du dolo(AGR)         Préparation des brochettes de soja    Remboursement des crédits 

I. La valorisation des efforts invisibles : un programme ?

 

L’Association pour la Promotion Féminine de Gaoua (APFG) oeuvre depuis 20 ans dans le sud-ouest du Burkina pour le développement et l’épanouissement de la femme. Afin de pallier à certaines injustices, l’Association pour la Promotion Féminine de Gaoua (APFG) privilégie les principaux acteurs dont les efforts ne sont pas souvent reconnus, valorisés et/ou soutenus. Eu égard de ce fait, un certain nombre d’activités ont été organisées tout au long de l’année 2014 autour d’un « PROGRAMME DE VALORISATION DES VAILLANTES INVISIBLES ». L’activité principale a été le Forum régional des femmes (à sa première édition) sous le thème principal:« La valorisation de l’entrepreneuriat et l’autonomisation de la femme rurale dans le Sud-ouest ».

L’édition de 2015, tenue les 27 et 28 février, s’est déroulée sous le parrainage de Monsieur le Gouverneur de la région du Sud-Ouest. Devenue une cérémonie annuelle, elle garde toujours le même objectif: La magnificence de la femme rurale battante.

Tout un programme pour sa mise en œuvre:

  •      Le forum sur les thèmes:« L’autonomisation des femmes et la gouvernance locale : quelles perspectives ?» et sur «Les enjeux et défis du prix Bôdane»;

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  •      La foire, lieu d’exposition des produits locaux ( production endogène);

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  •        La remise des prix aux groupes dynamiques et aux femmes battantes.

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     Prix du groupe dynamique    Prix de la femme battante         Remise des attestations

ENQUETE SUR LA PRATIQUE DU MARIAGE FORCE/PRECOCE : Rapport final

ENQUETE SUR LA PRATIQUE DU MARIAGE FORCE/PRECOCE DANS la région du sud-ouest/gaoua

Le mariage est un fait de société relevant d’une pratique ancestrale. En plus du fait qu’il scelle des liens entre deux individus, dans la conception du droit moderne, il apparaît comme un contrat civil, solennel par lequel l’homme et la femme s’unissent en vue de vivre en commun, de se prêter mutuellement secours et assistance. Dans la société traditionnelle, le mariage est conçu comme une union entre deux familles si bien qu’il est moins l’affaire d’un couple que l’alliance de deux lignages, de deux familles, de deux villages dont l’intérêt du groupe prime sur l’intérêt individuel.  Face au modernisme, il se pose alors un problème de l’application effective du Code des Personnes et de la Famille(CPF) dans le contexte Burkinabé, réglementant le mariage à l’opposé de certaines coutumes, traditions et mentalités. Le mariage est le socle de la cellule familiale et comporte alors des garde-fous et est réglementé par le droit civil, la religion et la tradition/coutume.

La conception du mariage dans les communautés vivant au Sud-Ouest est particulière, dû au fait que le type de fonctionnement de cette société est basée sur les relations de lignage matriclan qui fait du mariage un outil de pérennisation de la cellule familiale et d’accomplissement du devoir de la paternité. Dans ce processus de mariage, l’avis de la  femme importe peu. Elle  joue un rôle de domestique ou d’aide  familiale et à tout subir, ou alors elle est l’objet d’un don dans les relations matrimoniales.

La présente enquête relative à la pratique du mariage forcé/précoce dans la région du sud-ouest organisée par l’Association pour la Promotion  Féminine de Gaoua (APFG)avec le soutien et l’appui financier du partenaire  Global Fund for Women’’’’, a pour but d’appréhender les principales causes liées à l’existence et à la résistance de cette pratique et de contribuer à l’abandon total de ce fléau dans la région du sud-ouest.

En rappel, l’APFG a mené une enquête sur la promotion à l’abandon des mutilations génitales féminines.

Les raisons objectives de cette enquête s’inscrivent dans le processus d’exécution du programme d’activités de l’APFG à travers son combat quotidien et inlassable contre les violences faites aux femmes et la lutte contre l’analphabétisme, la pauvreté, les pratiques néfastes telles le lévirat, l’excision,…..qui enfreignent  l’épanouissement et  la liberté des femmes en général et celles du Sud-Ouest en particulier.

Cette enquête a pour objectifs spécifiques de :

  • Identifier les causes et les fondements liés à l’existence et à la  persistance de la pratique du mariage forcé/précoce dans la région du Sud- Ouest ;
  • Mettre en place des mécanismes appropriés de lutte et de conscientisation des populations surtout celles rurales;
  • Mettre à la disposition des autorités et des acteurs de développement des données fiables sur le mariage forcé et /précoce dans la région du sud-ouest.
  • Faire des propositions et des recommandations de lutte contre la pratique.

Afin d’atteindre les objectifs visés, une des  méthodes  utilisée est l’approche participative. Il s’agit  des entretiens directs individuels et des focus groupes selon les tranches d’âge et le genre. L’approche a porté sur un échantillon de quarante (40)  personnes par village à raison de deux (02) villages par commune. Elle a privilégié les entretiens à partir d’un giude avec les leaders communautaires des villages, quelques  femmes victimes de la pratique et a pris en compte toutes les couches socioprofessionnelles à travers la collecte de données pour recueillir les raisons probables de l’existence de pratique et les stratégies appropriées de lutte dans les  communes  de  la région.

L’interprétation et  l’analyse des données  de l’enquête, révèlent  que la persistance de ce fléau est due au fait que cette pratique existe par ignorance des acteurs et l’insuffisance des sensibilisations. A cela s’ajoute l’analphabétisme des populations, le poids de la tradition, la pauvreté des ménages et le manque d’ouverture d’esprit des victimes, et la faible implication de l’Etat dans la lutte.

Avec l’évolution des mentalités et les efforts de scolarisation des enfants, malgré les sensibilisations, la pratique persiste encore dans certaines localités surtout rurales  mais de manières clandestines favorisées par la proximité des pays frontaliers de la Côte d’ Ivoire et du Ghana.

Les raisons principales de la persistance de la pratique sont multiformes et tiennent essentiellement sur deux raisons  fondamentales à savoir :

  • Le poids de la tradition et des coutumes ;
  • La pauvreté, l’ignorance et l’analphabétisme des populations.

Les conséquences néfastes de cette pratique sont connues de la majorité des enquêtés qui à travers leurs suggestions prônent pour  l’usage des méthodes centrées sur une large sensibilisation des populations, la promotion et la vulgarisation du code des personnes et de la famille (CPF) du Burkina.

Quant à l’appréciation des stratégies actuelles de lutte contre la pratique, la majorité des enquêtés estime qu’elles sont inefficaces voire inexistantes et qu’il faille les renforcer par la mise en place de comités national et locaux  de veille de lutte contre la pratique.

Des recommandations faites préconisent de nouvelles stratégies pour mieux agir sur le mental des populations, sur leurs habitudes car le fossé entre les textes juridiques et la pratique est grand.

A cela s’ajoute l’interpellation de l’Etat à s’impliquer davantage et de façon plus concrète et efficiente dans la lutte contre la pratique des mariages forcés ou précoces par :

-l’organisation des campagnes de Sensibilisation  et de formation des leaders d’opinion, des responsables coutumiers et de la société civile sur les effets néfastes du mariage précoce et forcé, par des conférences débats, colloques, ateliers  de manière déconcentrée.

– La création d’un comité national et local de lutte contre le mariage précoce et forcé en vue d’obtenir une coalition des associations et ONG œuvrant dans le même sens car c’est ensemble qu’il faut lutter contre ce fléau. Pour ce faire, une collaboration plus étroite entre ces acteurs et les autorités compétentes s’avère indispensable.